Successiondans les familles recomposĂ©es. La loi du 3 dĂ©cembre 2001 relative aux droits du conjoint survivant et des enfants adultĂ©rins a rĂ©formĂ© diverses dispositions de droit successoral. Concernant les enfants, cette loi condamne dĂ©finitivement toute diffĂ©rence faite entre les enfants naturels, lĂ©gitimes et adultĂ©rins. . Cela signifie que les enfants reconnus par Lensemble des donations faites Ă  un hĂ©ritier sont par principe considĂ©rĂ©es comme des avances sur la part de l’hĂ©ritage, il est alors dit qu’elles sont rapportables. Les donations rapportables sont celles dues sur la rĂ©serve hĂ©rĂ©ditaire et doivent donc ĂȘtre rapportĂ©es Ă  la succession, afin de garantir le respect d’ Ă©galitĂ© entre les hĂ©ritiers. Quelleest la diffĂ©rence entre un lĂ©gataire universel et un hĂ©ritier ? Selon la loi, l’hĂ©ritier est le successeur immĂ©diat d’une personne lorsque celle-ci est dĂ©cĂ©dĂ©e. L’ordre de succession passe d’abord par la descendance directe du dĂ©funt puis son conjoint (ou sa conjointe) lorsqu’elle n’a pas d’enfants, puis les parents Les enfants sont en principe des hĂ©ritiers Maisqu’en est-il lorsque du conflit dans lequel le lĂ©gataire universel est aussi un hĂ©ritier rĂ©servataire. Afin de pallier un conflit futur entre lĂ©gataire universel et hĂ©ritier rĂ©servataire il convient de se renseigner intensĂ©ment sur les droits et devoirs imposĂ©s Ă  chacun, mais aussi sur les conflits les plus frĂ©quents entre le lĂ©gataire universel et l’hĂ©ritier LapremiĂšre chambre civile de la Cour de cassation a, par un arrĂȘt d’une importance indĂ©niable, rĂ©cemment consacrĂ© le principe selon lequel l’hĂ©ritier rĂ©servataire et le lĂ©gataire universel ne sont pas en indivision sur les biens dĂ©pendant de la succession. Ses implications en sont multiples et restent d’ailleurs, pour certaines Vay Tiền TráșŁ GĂłp Theo ThĂĄng Chỉ Cáș§n Cmnd. PubliĂ© le 23 avr. 2010 Ă  101HĂ©riter ? D'accord, mais de quoi d'un actif inattendu ou de dettes cachĂ©es ? C'est la premiĂšre chose Ă  vĂ©rifier. Car on devient vite hĂ©ritier, mĂȘme involontairement. Il suffit de prendre quelques dĂ©cisions d'urgence, liĂ©es au patrimoine du dĂ©funt et cette qualitĂ© vous est reconnue. Or, une fois l'hĂ©ritage acceptĂ©, plus question de revenir en arriĂšre et de renoncer Ă  la succession. C'est donc un moment trĂšs important. L'hĂ©ritier dispose de trois options, accepter ou refuser la succession, ou encore accepter l'actif peut ĂȘtre pure et simple. En ce cas, lorsque la succession est dĂ©ficitaire, l'hĂ©ritier acceptant sera tenu de supporter ce dĂ©ficit, prĂ©vient MeJean-François Sagaut, notaire Ă  Paris. On dit que l'hĂ©ritier est tenu "ultra vires successionis", c'est-Ă -dire au-delĂ  des forces actives de la succession. » De fait, il rĂ©pond de toutes les dettes, y compris sur son propre patrimoine. Raison pour laquelle l'acceptation pure et simple ne doit ĂȘtre dĂ©cidĂ©e que si l'on est sĂ»r de recueillir davantage que les peut aussi ĂȘtre Ă  concurrence de l'actif net. Dans ce cas, le risque est beaucoup plus rĂ©duit, l'hĂ©ritier Ă©tant alors seulement tenu au rĂšglement du passif dans la limite de l'actif recueilli. Attention il peut arriver que certaines dettes ne soient pas connues au moment du rĂšglement de la succession. Dans ce cas, elles sont Ă  rĂ©gler dĂ©cision personnelleS'il a de sĂ©rieux doutes sur les dettes, l'hĂ©ritier peut encore refuser la succession. Il ne sera pas, dans ce cas, tenu au paiement des dettes de succession, Ă  l'exception des frais funĂ©raires et d'obsĂšques », prĂ©cise MeSagaut, avant d'ajouter Mais, attention, cette renonciation doit rĂ©sulter d'une dĂ©claration expresse auprĂšs du greffe du tribunal de grande instance du lieu d'ouverture de la succession. »Le cas du lĂ©gataireLorsque la succession comporte plusieurs bĂ©nĂ©ficiaires, il peut arriver que tous les hĂ©ritiers ne soient pas d'accord sur la dĂ©cision Ă  prendre. L'option est personnelle, elle ne lie pas les cohĂ©ritiers. Lorsqu'une personne renonce Ă  son hĂ©ritage, sa part accroĂźt la part dĂ©volue aux autres cohĂ©ritiers. Sauf, note MeSagaut, s'il y a application du mĂ©canisme de la reprĂ©sentation successorale pour lequel l'hĂ©ritier renonçant est reprĂ©sentĂ© par ses descendants ou ses collatĂ©raux privilĂ©giĂ©s. » Quoi qu'il en soit, si un seul hĂ©ritier accepte la succession, il doit payer les dettes mĂȘme si celles-ci se rĂ©vĂ©laient supĂ©rieures Ă  l' existe une diffĂ©rence entre hĂ©ritier et lĂ©gataire. L'hĂ©ritier est dĂ©signĂ© par la loi. Pas le lĂ©gataire qui, lui, est instituĂ© par testament du dĂ©funt. Qu'il soit hĂ©ritier ou lĂ©gataire universel, le bĂ©nĂ©ficiaire est solidaire du paiement de tous les droits et des dettes. Ce n'est pas le cas du lĂ©gataire particulier, qui n'est tenu au paiement des dettes qu'Ă  concurrence des biens qu'il mois pour rĂ©flĂ©chirL'hĂ©ritier a quatre mois au minimum Ă  partir de l'ouverture de la succession pour accepter ou refuser l'hĂ©ritage. Sans rĂ©ponse au bout de ce dĂ©lai, un crĂ©ancier, un cohĂ©ritier ou encore l'Etat peut lui demander de se prononcer sur sa dĂ©cision. A partir de lĂ , l'hĂ©ritier dispose de deux mois pour exercer son option successorale ou demander au juge un dĂ©lai supplĂ©mentaire. A dĂ©faut d'avoir pris sa dĂ©cision Ă  l'expiration du dĂ©lai de deux mois, l'hĂ©ritier est rĂ©putĂ© avoir acceptĂ© la succession », conclut Jean-François Sagaut. Mais si personne ne l'a contraint Ă  se pro-noncer, au bout de dix ans, l'hĂ©ritier est considĂ©rĂ© comme renonçant Ă  l'hĂ©ritage. Toutefois, le dĂ©lai ne court pas tant que l'hĂ©ritier ne connaĂźt pas ses droits successoraux. Un conseil, en cas de doute sur les dettes, l'idĂ©al est de faire traĂźner les choses. Une fois acceptĂ©e, la succession ne peut plus ĂȘtre refusĂ©e. A l'inverse, si l'on renonce, il est possible, dans certains cas d'accepter S. HĂ©ritage Une personne dĂ©cĂ©dĂ©e laisse Ă  travers un hĂ©ritage Ă  la fois une part calculĂ©e en pourcentage de son patrimoine ET Ă©galement des dettes pour la communautĂ© hĂ©rĂ©ditaire "... Hans reçoit 20% de la quote-part disponible". "J'institue Peter ... comme unique hĂ©ritier" ... plus Legs Lors d'un legs, le bĂ©nĂ©ficiaire ne fait pas partie de la communautĂ© hĂ©rĂ©ditaire, mais reçoit un montant fixe ou certaines valeurs rĂ©elles spĂ©cifiques. "... reçoit ma montre" ou "... reçoit un legs de10'000 CHF " ... plus Donation Dans le cas d'une donation, le donateur cĂšde au donataire de l'argent ou une chose sans contrepartie. "
 Max donne Ă  Kurt sa collection de timbres" ... plus Nous vous montrons qui vous pouvez favoriser et comment ExpliquĂ© simplement et de maniĂšre comprĂ©hensible avec des exemples HĂ©ritage Lorsqu'une personne dĂ©cĂšde, elle laisse derriĂšre elle des actifs que l'on nomme Ă©galement dans sa globalitĂ© la succession». Il est possible de recevoir un tel hĂ©ritage en tant qu'hĂ©ritier lĂ©gal ou instituĂ©. Les hĂ©ritiers lĂ©gaux sont, par exemple, les enfants ou l'Ă©poux/l'Ă©pouse du testateur/ de la testatrice. Les hĂ©ritiers instituĂ©s sont dĂ©signĂ©s dans le testament ou le pacte de succession par le testateur. Tous les hĂ©ritiers font partie de la communautĂ© hĂ©rĂ©ditaire et acquiĂšrent ainsi des droits et obligations. En tant qu'hĂ©ritier, vous avez droit d'exiger une certain part de la succession, en fonction du nombre d'autres hĂ©ritiers avec qui vous devez partager. Cependant, les hĂ©ritiers contractent Ă©galement les dettes du testateur. Exemple Theodor est cĂ©libataire et n'a pas d'enfants. Il a encore une niĂšce avec qui il n'a pratiquement aucun contact. Theodor a soutenu la protection des animaux tout au long de sa vie et se sent fermement attachĂ© Ă  la cause animale. Si Theodor ne fait rien, sa niĂšce recevra l'entier de sa succession en tant que seule hĂ©ritiĂšre lĂ©gale encore existante. C'est pourquoi Theodor dĂ©cide de rĂ©gler diffĂ©rement sa succession dans le cadre de son testament et de transmettre son patrimoine, dont une villa Ă  Zurich, Ă  l'association de protection des animaux de son choix. Il lie l'hĂ©ritage Ă  la condition que l'association doive veiller Ă  ce que son chat soit toujours bien soignĂ© jusqu'Ă  sa mort. Legs Dans le cas d'un legs, le lĂ©gataire ne fait pas partie de la communautĂ© hĂ©rĂ©ditaire. Le lĂ©gataire peut faire valoir une action en revendication envers la communautĂ© hĂ©rĂ©ditaire pour une chose spĂ©cifique par ex. un tableau ou pour une somme dĂ©finie Ă  prĂ©lever sur la succession par ex. 10'000 CHF. Un lĂ©gataire ne supporte pas les dettes du testateur. Exemple Anton a une fille et une Ă©pouse. Puisqu'il a soutenu une oeuvre de bienfaisance pour les enfants organisation Ă  but non lucratif toute sa vie et qu'il se soucie profondĂ©mment des enfants, il aimerait en tenir compte dans le cadre de sa succession. Il demande conseil Ă  l'avocat MĂŒller. MĂŒller suggĂšre qu'il favorise l'organisation Ă  but non lucratif Ă  travers un legs. De cette façon, il peut attribuer Ă  l'oeuvre de bienfaisance un certain montant par exemple 20'000 CHF de sa succession. Cependant, l'organisation Ă  but non lucratif n'aura pas de qualitĂ© d'hĂ©ritier et ne pourra ainsi pas interfĂ©rer dans le partage successoral. L'unique droit qu'elle aura sera de faire valoir son action en revendication afin de recevoir 20'000 CHF. De cette façon, Anton pourra soutenir les enfants dĂ©favorisĂ©s au-delĂ  de la mort. Donation Lorsqu'il fait une donation, le donateur laisse au donataire une chose ou de l'argent lorqu'il est encore en vie. Habituellement, un contrat de donnation est conclu dans lequel les parties au contrat sont dĂ©finies. La donnation diffĂšre Ă©galement de l'hĂ©ritage en ce sens que le destinataire n'a pas, Ă  travers ce contrat, de position d'hĂ©ritier. Exemple Ida est veuve et a une sƓur aisĂ©e. Cependant, celle-ci ne se soucie guĂšre d'Ida. Charlotte, la voisine d'Ida, s'occupe d'elle depuis de nombreuses annĂ©es. Ida est Ă©galement trĂšs impliquĂ©e pour le tiers monde avec son dĂ©funt mari - un employĂ© diplomatique du DFAE - elle voyageait souvent dans cette partie du monde. Ida dĂ©cide de donner une grande partie de son patrimoine Ă  sa voisine Charlotte et Ă  une organisation Ă  but non lucratif dans le domaine de l'aide au dĂ©veloppement pour le tiers monde. Elle le fait au moyen d'un contrat de donation lorsqu'elle est encore en vie. Prendre maintenant en considĂ©ration une personne ou une organisation Ă  travers l'occtroi d'un legs Calculer la quote-part disponible Prendre en considĂ©ration une personne ou une organisation En trois Ă©tapes vers le testament gratuit Questions frĂ©quentes Quelle est la diffĂ©rence entre un legs et une rĂšgle de partage? On parle d'une rĂšgle de partage lorsqu'une personne est Ă  la fois hĂ©ritiĂšre et lĂ©gataire, mais que le legs n'a pas Ă©tĂ© clairement dĂ©signĂ© comme un legs dans le testament auquel cas l'hĂ©ritier recevrait le legs en plus de sa quote-part lĂ©gale. Cependant, le droit lĂ©gal des hĂ©ritiers doit toujours ĂȘtre respectĂ© et ne peut ĂȘtre contournĂ© de cette façon. Dans le cas d'une rĂšgle de partage, la personne ne reçoit pas le legs en plus de sa quote-part lĂ©gale, mais le premier sera dĂ©duit du montant rĂ©sultant de la seconde. Qu'est-ce qui diffĂ©rencie un hĂ©ritier d'un lĂ©gataire lors d'un hĂ©ritage respectivement d'un legs ? L'hĂ©ritier fait partie de la communautĂ© hĂ©rĂ©ditaire. Le lĂ©gataire ne fait pas partie de la communautĂ© hĂ©rĂ©ditaire et a uniquement une action en revendication envers la communautĂ© hĂ©rĂ©ditaire. Les hĂ©ritiers, quant Ă  eux, acquiĂšrent divers droits et devoirs. Ainsi, ils contractent Ă©galement les dettes du testateur. Dans quelle proportion puis-je disposer librement de ma succession? On entend par "quote-part disponible" le montant restant de la succession lorsqu'on lui a soustrait les rĂ©serves lĂ©gales. Lorsqu'un conjoint rĂ©serve lĂ©gale de ÂŒ et un enfant rĂ©serve lĂ©gale de 3/8 existent, la part de la quote-part disponible se monte Ă  3/8. Le testateur peut disposer comme il le souhaite de cette part de l'hĂ©ritage. Par exemple, il peut dĂ©cider de la confier Ă  une organisation caricative de confiance. Qu'est-ce qui convient le mieux pour un don Ă  une organisation caritative hĂ©ritage ou legs? Cela dĂ©pend bien sĂ»r de chaque situation individuelle. En principe, un legs pĂšse moins lourd sur les hĂ©ritiers, car n'existe alors qu'une action en revendication d'une chose ou d'une somme. Le lĂ©gataire ne peut pas s'immiscer dans la communautĂ© hĂ©rĂ©ditaire et ne peut pas avoir son mot Ă  dire dans le partage. En revanche, si l'on souhaite lĂ©guer une grande partie de son patrimoine Ă  une organisation caricative ou mĂȘme la totalitĂ© de son patrimoine Ă  un seul hĂ©ritier, le rĂ©gime de la succession est plus adaptĂ©. De surcroit, il est possible d'imposer des devoirs aux hĂ©tiers lors de l'hĂ©ritage voir exemple 3, ci-dessus. Comment puis-je instituer un hĂ©ritier ou prononcer un legs? Cela se fait par une disposition testamentaire, c'est-Ă -dire un testament ou un pacte successoral. Les exigences de validitĂ© respectives doivent ĂȘtre rigoureusement respectĂ©es. Comment puis-je Ă©viter que mon pĂšre fasse don de l'entier de son patrimoine lorsqu'il est encore en vie? Les hĂ©ritiers lĂ©gaux descendants, parents, frĂšres et sƓurs, etc. ont le droit Ă  une compensation. Les dons aux hĂ©ritiers lĂ©gaux, qui dĂ©passent les prĂ©sents d'usage, doivent donc ĂȘtre compensĂ©s par le bĂ©nĂ©ficiaire, sauf si le bĂ©nĂ©ficiaire a Ă©tĂ© expressĂ©ment exemptĂ© de l'obligation de compenser les rĂ©serves lĂ©gales doivent nĂ©anmoins ĂȘtre respectĂ©es. Le lĂ©gataire universel est une personne ayant hĂ©ritĂ© du patrimoine complet d’un dĂ©funt par testament. Sans le testament, nul ne peut prĂ©tendre Ă  un hĂ©ritage. Le legs reprĂ©sente l’ensemble des biens qui appartiennent au dĂ©funt ainsi que ses droits et obligations. Quel est le rĂŽle du lĂ©gataire universel ? Lorsqu’une personne ne possĂšde pas d’hĂ©ritiers directs enfants et autre, son patrimoine est transmis soit Ă  son conjoint ou Ă  un parent proche. Si la personne n’est pas mariĂ©e, la loi française prĂ©voit un ordre prĂ©cis de successeurs parents, frĂšres et sƓurs, neveux et niĂšces, et cet ordre peut changer en cas de constitution d’un testament universel. Lorsqu’il est inclus dans le legs, le lĂ©gataire universel bĂ©nĂ©ficie de tous les biens du dĂ©funt. Les dettes contractĂ©es par le testateur deviennent celles du lĂ©gataire. Lorsque la procĂ©dure de succession est terminĂ©e. Les frais concernant la procĂ©dure sont Ă©galement Ă  la charge du lĂ©gataire. Le lĂ©gataire obtient directement le statut d’hĂ©ritier de droit Ă  l’ouverture et Ă  la lecture du testament acte civil ou acte de notaire. Le testateur peut choisir un ou des personnes de son choix pour devenir son ou ses lĂ©gataires universels. Le lĂ©gataire peut ĂȘtre un parent proche ou une personne n’ayant aucun lien de parentĂ© avec le testateur. Quels sont les devoirs d’un lĂ©gataire universel ? À la mort du testateur, le lĂ©gataire profite de l’ensemble des propriĂ©tĂ©s du dĂ©funt et de ses obligations par hĂ©ritages. Il peut s’agir des prĂȘts bancaires, de cautions, si le montant des dettes est supĂ©rieur au montant estimatif des biens qu’il hĂ©rite, il devient responsable vis-Ă -vis des crĂ©anciers du dĂ©funt. Il a le devoir de rĂ©gler ses dettes avec ses propres actifs. Il ne peut en aucun cas refuser le legs si ce dernier est attestĂ© par voie testamentaire. Si le legs ne constitue qu’une partie du patrimoine du testateur, il n’est pas responsable de l’ensemble des dettes qu’à concurrence de la valeur du legs reçu. Les legs comprennent Les investissements rĂ©alisĂ©s par le dĂ©funt,Les dettes contractĂ©es,Les biens immobiliers et mobiliers que le dĂ©funt laisse avant sa mort,Les actifs financiers comptes en banques, comptes Ă©pargnes, comptes assurances. Quelle est la diffĂ©rence entre un lĂ©gataire universel et un hĂ©ritier ? D’aprĂšs la loi, l’hĂ©ritier est le successeur direct d’une personne lorsque cette derniĂšre dĂ©cĂšde. L’ordre de succession passe par la descendance du dĂ©funt ensuite son conjoint sa conjointe lorsque ce dernier n’a pas d’enfant, ensuite ses parents. La loi prĂ©voit une rĂ©serve hĂ©rĂ©ditaire. Pour la protection des droits et obligations des enfants, un acte pour contester est prĂ©vu. De cette façon, seule la partie disponible peut ĂȘtre octroyĂ©e au lĂ©gataire dans le cadre d’une dĂ©signation de lĂ©gataire par le testateur. Concernant le lĂ©gataire, c’est une personne qui jouit d’un hĂ©ritage partiel ou total mentionnĂ© dans le testament d’un testateur. Si le testateur prĂ©voit un lĂ©gataire alors qu’il a des hĂ©ritiers rĂ©servataires, il n’a droit qu’à la quotitĂ© disponible. DĂ©signer les lĂ©gataires est un Ă©lĂ©ment clĂ© du testament. Les lĂ©gataires sont les personnes qui vont hĂ©riter des biens du testateur aprĂšs son dĂ©cĂšs. Leur dĂ©signation doit respecter certaines rĂšgles pour que le testament soit valable et non contestable. Le lĂ©gataire qui est-il ? Le lĂ©gataire est tout simplement la personne qui reçoit un legs, un hĂ©ritage. Le lĂ©gataire est dĂ©signĂ© par le testateur, via un testament, afin d'obtenir les biens patrimoniaux une fois que testateur est dĂ©cĂ©dĂ©. Il est question de lĂ©gataire universel » lorsque celui-ci obtient la totalitĂ© de la succession, aprĂšs que les hĂ©ritiers rĂ©servataires aient obtenu la quotitĂ© Ă  laquelle ils ont droit en vertu de la loi article 912 du code civil. Un lĂ©gataire Ă  titre universel obtient une quote-part des biens et le lĂ©gataire Ă  titre particulier ou lĂ©gataire particulier reçoit un bien en particulier. ConformĂ©ment Ă  l'article 909 du code civil, certaines personnes ne peuvent pas ĂȘtre dĂ©signĂ©es comme lĂ©gataires. Il s’agit de personnes susceptibles d’avoir une influence telles que des professionnels de la santĂ© ou un ministre du culte qui ont suivi de prĂšs le testateur alors que ce dernier est aux portes de la mort. NĂ©anmoins, ce legs reste envisageable dans le cas oĂč il s’agit d’un proche parent ou encore si l’hĂ©ritage en question n’est pas significatif. Comment dĂ©signer les lĂ©gataires ? D’abord, il faut rappeler qu’un testateur ne peut pas lĂ©guer tout son patrimoine car les hĂ©ritiers directs, conjoint et enfants, ont automatiquement droit Ă  une part de l’hĂ©ritage. Dans le jargon, il est question de quotitĂ© disponible ou de part rĂ©servataire. Dans le droit français, il n'est pas possible de dĂ©shĂ©riter ses enfants par exemple. Le testateur peut bien entendu dĂ©signer les hĂ©ritiers directs dans son testament, mais il peut aussi dĂ©signer une autre personne, en dehors de la famille. Dans tous les cas, l’identitĂ© et les coordonnĂ©es exactes des lĂ©gataires sont Ă  rĂ©diger avec prĂ©cision dans le testament, sans aucune confusion possible. Les hĂ©ritiers rĂ©servataires ou obligatoires » En premier lieu, on retrouve donc les hĂ©ritiers rĂ©servataires qui hĂ©ritent lĂ©galement de la succession descendants, ascendants.... Ces hĂ©ritiers ont droit Ă  une certaine part de l’hĂ©ritage selon leur degrĂ© de parentĂ©. La partie restante peut ĂȘtre lĂ©guĂ©e au bon vouloir du testateur, Ă  des amis ou des personnes chĂšres. Dans tous les cas, il est vivement recommandĂ© de prendre conseil auprĂšs d’un spĂ©cialiste, notaire ou fiscaliste, avant de dĂ©signer tel ou tel lĂ©gataire pour ĂȘtre certain que la dĂ©signation soit valide et pour Ă©viter toute contestation le jour venu. 22/11/2018 Extrait de Fidnet la solution digitale de Fidroit Ou comment identifier les bĂ©nĂ©ficiaires d’un contrat d’assurance-vie en prĂ©sence d’un legs de quotitĂ© disponible
 RĂ©fĂ©rence Cass. civ. 1, 19 sept. 2018, n°17-23568 Ce qu’il faut retenir En matiĂšre d’assurance-vie, la notion d’hĂ©ritier n’est pas celle du Code civil. Aussi, un lĂ©gataire de la quotitĂ© disponible peut ĂȘtre un hĂ©ritier » au regard du droit des assurances. C’est pourquoi le juge doit toujours rechercher la volontĂ© du souscripteur quant Ă  la rĂ©partition du capital-dĂ©cĂšs lorsque la clause bĂ©nĂ©ficiaire dĂ©signe mes hĂ©ritiers » et que cette dĂ©signation est ambiguĂ«. Ce libellĂ© n’est pas toujours clair selon la situation familiale du souscripteur qui a pu Ă©voluer entre la dĂ©signation du bĂ©nĂ©ficiaire et le dĂ©cĂšs, la date de modification de la clause ou l’existence d’un testament. Qui le souscripteur voulait-il rĂ©ellement dĂ©signer en utilisant ce terme ? C’est ce qu’il faut rechercher sans s’arrĂȘter Ă  une simple dĂ©finition juridique. La premiĂšre chambre civile de la Cour de cassation rĂ©affirme ce principe dans l’arrĂȘt rendu le 19 septembre 2018, s’inscrivant ainsi dans la lignĂ©e de la jurisprudence de la seconde chambre civile, plus spĂ©cialisĂ©e » en assurances. ConsĂ©quences pratiques Concernant la dĂ©termination du bĂ©nĂ©ficiaire des capitaux d’assurance-vie, la notion d’hĂ©ritier est trĂšs extensive. Lorsque le souscripteur-assurĂ© a rĂ©digĂ© un testament pour organiser sa dĂ©volution successorale, les juges du fond devront rechercher la seule volontĂ© du souscripteur ; la notion juridique d’hĂ©ritier est sans importance. Avis Fidroit La clause bĂ©nĂ©ficiaire mes hĂ©ritiers », sujette Ă  interprĂ©tation lorsque le dĂ©funt a par ailleurs pris des dispositions testamentaires, doit ĂȘtre Ă©vitĂ©e dans la mesure du possible. Affiner cette dĂ©signation en mentionnant les hĂ©ritiers lĂ©gaux » ou les ayants-droit Ă  titre gratuit » n’est pas forcĂ©ment efficace en prĂ©sence d’un testament puisque le juge pourra Ă©galement ĂȘtre amenĂ© Ă  interprĂ©ter la volontĂ© du souscripteur en fonction du contexte. Aussi est-il prĂ©fĂ©rable de dĂ©signer le bĂ©nĂ©ficiaire de maniĂšre claire et non Ă©quivoque, en indiquant ses nom, prĂ©nom, date et lieu de naissance et en prĂ©voyant l’hypothĂšse du prĂ©dĂ©cĂšs ou de la renonciation de celui-ci. Si le souscripteur d’un contrat d’assurance institue des lĂ©gataires par testament, il apparaĂźt opportun de confirmer la dĂ©signation bĂ©nĂ©ficiaire des contrats en cours, ou, au contraire, de l’amĂ©nager, dans le testament ou auprĂšs de l’assureur. Pour aller plus loin Contexte La formule mes hĂ©ritiers » peut dĂ©signer les bĂ©nĂ©ficiaires d’un contrat d’assurance-vie. En effet, l’article L. 132-8 du Code des assurances prĂ©cise que la dĂ©signation comme bĂ©nĂ©ficiaire des hĂ©ritiers ou ayants-droit de l’assurĂ© ou d’un bĂ©nĂ©ficiaire prĂ©dĂ©cĂ©dĂ© » est considĂ©rĂ©e comme faite au profit de bĂ©nĂ©ficiaires dĂ©terminĂ©s ». Une telle dĂ©signation est souvent mentionnĂ©e Ă  dĂ©faut » dans l’hypothĂšse oĂč les principaux bĂ©nĂ©ficiaires seraient prĂ©dĂ©cĂ©dĂ©s ou n’auraient pas acceptĂ© le bĂ©nĂ©fice du contrat. Elle peut aussi ĂȘtre imposĂ©e par un juge au souscripteur-assurĂ© placĂ© sous tutelle. Dans tous les cas, cette dĂ©signation est source de contentieux lorsque le souscripteur-assurĂ© a dĂ©signĂ© par ailleurs un lĂ©gataire universel ou d’autres personnes par testament. En effet, la dĂ©volution successorale n’est plus celle prĂ©vue par la loi et la notion d’hĂ©ritier est sujette Ă  interprĂ©tation. C’est pourquoi la jurisprudence sur cette question est foisonnante. Une rĂšgle de portĂ©e gĂ©nĂ©rale a cependant Ă©tĂ© dĂ©gagĂ©e par la Cour de cassation les juges du fond, dans le cadre de leur pouvoir souverain d’apprĂ©ciation, doivent rechercher la volontĂ© du souscripteur, sans s’arrĂȘter Ă  une dĂ©finition juridique du terme hĂ©ritier ». Tel a notamment Ă©tĂ© le cas dans un arrĂȘt ayant retenu que le fait de dĂ©signer les hĂ©ritiers bĂ©nĂ©ficiaires montrait la volontĂ© du souscripteur de gratifier toutes les personnes ayant cette qualitĂ© et pas seulement le lĂ©gataire universel Cass. civ. 2, 12 mai 2010, n° 09-11256, ainsi que dans une dĂ©cision rĂ©cente ayant rappelĂ© le pouvoir souverain d’apprĂ©ciation des juges du fond concernant la volontĂ© du souscripteur Cass. civ. 2, 14 dĂ©c. 2017, n° 16-27206, voir notre actualitĂ© correspondante. Cette solution a Ă©galement Ă©tĂ© confirmĂ©e par deux rĂ©ponses ministĂ©rielles RM Roubaud, 17 juin 2008, n° 8657 et RM Laffineur, 28 juill. 2009, n° 44814. L’arrĂȘt rendu le 19 septembre 2018 s’inscrit dans ce courant. Faits et procĂ©dure Une personne, veuve, souscrit en 2007 un contrat d’assurance-vie et dĂ©signe l’un de ses trois enfants comme bĂ©nĂ©ficiaire des capitaux-dĂ©cĂšs. Quelques jours plus tard, elle souscrit un second contrat d’assurance-vie en dĂ©signant comme bĂ©nĂ©ficiaires ses hĂ©ritiers. La souscriptrice-assurĂ©e dĂ©cĂšde, laissant pour lui succĂ©der deux fils et une fille. Le premier fils a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© lĂ©gataire de la quotitĂ© disponible. Le second fils dĂ©cĂšde Ă  son tour, laissant pour lui succĂ©der son Ă©pouse et leurs deux filles. Un litige survient concernant la rĂ©partition des capitaux d’assurance-vie entre les hĂ©ritiers. La Cour d’appel condamne la compagnie d’assurances Ă  verser un tiers des capitaux-dĂ©cĂšs Ă  la fille et un tiers aux hĂ©ritiers du fils dĂ©cĂ©dĂ©, en prĂ©cisant que le legs de quotitĂ© disponible ne fait pas perdre aux hĂ©ritiers lĂ©gaux leur qualitĂ©. ArrĂȘt La Cour de cassation, constatant l’absence de base lĂ©gale de la dĂ©cision au regard de l’article L. 132-8 du Code des assurances, casse et annule l’arrĂȘt d’appel. Pour ce faire, la haute juridiction constate que la Cour d’appel n’a pas recherchĂ©, comme elle le devait, la volontĂ© du souscripteur quant Ă  la rĂ©partition du capital garanti. Analyse Une fois encore, la nĂ©cessitĂ© d’interprĂ©ter la volontĂ© du souscripteur-assurĂ© est rappelĂ©e. Cependant, il s’agit de la premiĂšre dĂ©cision rendue par la premiĂšre chambre civile de la Cour de cassation affirmant clairement cette solution bien qu’elle l’ait Ă©tablie de maniĂšre incidente dans un arrĂȘt du 10 fĂ©vrier 2016. Par cet arrĂȘt, celle-ci confirme ainsi la position de la seconde chambre civile, habituellement amenĂ©e Ă  se prononcer sur ce type de problĂ©matique. Remarque La particularitĂ© de cet arrĂȘt tient Ă©galement au fait que la souscriptrice-assurĂ©e avait par ailleurs consenti un legs de quotitĂ© disponible ». Mais mĂȘme si le testateur laisse des hĂ©ritiers rĂ©servataires Ă  son dĂ©cĂšs, le legs de quotitĂ© disponible constitue un legs universel. En revanche, si le testateur dispose que le legs s’élĂšve Ă  la quotitĂ© disponible existant au jour de la rĂ©daction du testament, il s’agit d’un legs Ă  titre universel, c’est-Ă -dire un legs portant sur une quote-part de biens successoraux. Cette nouvelle illustration prĂ©torienne dĂ©montre les risques que comporte une dĂ©signation vague des bĂ©nĂ©ficiaires d’un contrat d’assurance-vie. Aussi, l’abondante jurisprudence concernant la clause bĂ©nĂ©ficiaire dĂ©signant les hĂ©ritiers milite en faveur d’une personnalisation des dĂ©signations bĂ©nĂ©ficiaires. Seule une clause bĂ©nĂ©ficiaire rĂ©digĂ©e avec prĂ©cision permet d’assurer le respect de la volontĂ© du souscripteur-assurĂ©. Le rĂŽle du conseil dĂ©livrĂ© par les professionnels du patrimoine en sera d’autant plus affirmé 

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